Mainaphrodite

A la fois vierge folle et vierge sage, femme et enfant, aventurière et bourgeoise, Maïna est avant tout cosmopolite. Ecrivain en Afrique et ailleurs, de Djibouti au Congo, de la Tunisie au Liban, de l’Ethiopie au Niger.Elle est aussi...

mardi 26 mai 2009

A votre Santé

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La tradition soufi est ici portée au pinacle de la versification arabe et, quelque soit le moyen utilisé, il célèbre l’idée que l’on peut jouir de la contemplation extatique. Point de ferveur religieuse pour Omar Khayyâm (1048-1131), brillant astronome et algébriste de talent, mais une adduction pour le vin, liquide aux pouvoirs magiques qui délie sa langue et ouvre ses sens.


Ce disciple d’
Avicenne, surtout connu pour ses travaux philosophiques, fuyait les mondanités pour s’adonner à la rédaction de ses rubaïyat, ses quatrains vite devenus célèbres. Et les voici traversant les temps pour venir à nous porter la musique de ces exhortations à boire le soleil, le jour, la vie ...

Les quatrains de Kyayyâm sont mille et un vers millésimés, du nectar à déguster sans modération. Quel sens de la mesure pour parvenir ainsi, en quatre ligne, à briser les sceptiques et offrir lucidité et pensées sur la vie, la mort et le vin ! Trois règles de vie édictées en maxime : vis, aime et bois.

Oui, le poète l’affirme, le seul rubis qui coule de la vigne peut nous aider à laver le mal d’une existence éphémère :

Fuis prière et science et loi : cela vaut mieux.
Va trouver quelque frais minois : cela vaut mieux.

Avant que le destin verse ton sang, viens, verse
Le sang clair de la vigne, et bois : cela vaut mieux

il s’adonne à ce doux plaisir qui parfume le temps qui passe, visite les papilles et amuse le cerveau.

Gravés désormais sur ces pages ivoires, l’amour et le vin dorment côte à côte dans la paisible demeure d’un livre, joignons-nous à eux.

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mardi 19 mai 2009

ALINA REYES nous parle de sa vie avec le coeur...

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Chroniqueuse pour différents magazines tel que Libération ou

69/79 :

69 est un oeuf, un chiffre délicieux. Aujourd'hui encore je continue à
habiter dans l'interstice, j'ai continué à le bécoter et percer sa
coquille par tous les temps, ainsi j'ai toujours treize ans et je
picore dans les vertes prairies des amours enfantines !

79, merveille ! Conséquence de l'amour libre, j'ai déjà un fils, et
j'attends le deuxième... dans la douceur d'une vie d'après révolution,
sans travailler et en rêvant beaucoup...

89/99 :

89, finalement je suis entrée dans la vie active, la société tant
redoutée de ma jeunesse... et pour en réchapper j'ai écrit un petit
roman érotique... grâce auquel j'ai les moyens d'aller vivre librement
de l'autre côté de l'océan, changer d'air en compagnie d'un nouvel
amant !
99, grandes tempêtes pour clore une décennie et un siècle
chaotiques... En moi aussi la tempête vient, amours dévastatrices, une
tempête d'apocalypse...

2009 :

2009, voilà, je me suis révélée toute, je suis une autre, je n'aime
plus seulement les hommes, je brûle aussi d'amour pour Dieu ! Et je
vous le dis, le monde est en chemin vers un tout autre monde.


la Vie, romancière  à succès (lus de trente livres parus), Alina revendique le corps comme un engagement politique.  Elle est aussi réputée pour les nombreuses conférences qu’elle anime aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis.

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mardi 12 mai 2009

Petite Confidence de Claude Lemesle

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M: Tu as été, en autre, parolier de Joe Dassin et président de la SACEM.. Parle-moi de la chanson « Salut les amoureux ».

C: Elle s’ est construite sur un malentendu.  Ma première femme et moi avions décidé de nous séparer définitivement. Ce matin là, nous descendons les escaliers, ses valises à la main.  Arrivés devant sa voiture de l’époque,  nous nous embrassons pour la dernière fois. A cet instant précis, la gérante du café, situé en face de notre domicile, où nous allions très souvent, nous dit : « salut les amoureux », pensant que notre baiser  était une preuve de notre amour. Bien au contraire, il était le symbole de notre séparation, le dernier, l’ultime. Ma femme est définitivement partie ce jour là. Je suis remonté dans notre appartement et j’ai écris la chanson « salut les amoureux », que Joe Dassin a par la suite interprétée.

M: Ecrire des banalités, en matière artistique, cela te choque-t-il?

C: Absolument pas! C’est même le principe de la chanson moderne.  L’exemple qui me frappe le plus est le suivant, parmi les textes que j’ai écris : « On a toujours oublié quelque chose ,ce n’est pas facile de se dire adieu » ; « ca va pas changer le monde, tout parle de toi, ton adieu je n’y crois pas du tout ..  »

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mardi 5 mai 2009

Une question à PPDA...

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M:Cher Patrick, que pensez-vous des années 69-2009?

P: On dit que ce sont les années libérées. Mais sincèrement, qu'en avons nous fait au juste?

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